Coffret 33T : Theâtre / De Funès : Les fourberies de Scapin
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Description
Vogue 20132 - 20133 - Coffret de deux 33 tours 30cm. Enregistré en 1956
Coffret en bon état, avec quelques photos intéressantes de De Funès imprimées à l'intérieur.
Quelques micro rayures sur les disques.
Les Fourberies de Scapin en disque
L’enregistrement des Fourberies de Scapin est publié dans un coffret contenant deux 33 tours 30 cm en novembre/décembre 1956 sous le label Contrepoint, filiale de Vogue.
La maison de disques renouvelle la formule qui avait fait la réussite du Bourgeois Gentilhomme édité auparavant, en associant des comédiens divers qu’on n’attendait pas forcément dans les personnages de la pièce. On en retrouve trois qui avaient participé à l’enregistrement du Bourgeois : François Périer, qui joue Scapin, Guy Piérauld (à la voix «?radiophonique?» immédiatement reconnaissable) qui joue l’un des pères, et Louis de Funès qui joue l’autre, un rôle à la mesure de son comique. Le reste de cette «?troupe de circonstance?» a changé puisque l’on voit apparaître Jean Desailly, Claude Rich, Sophie Desmarets et Jacques Fabbri, jeunes acteurs de théâtre déjà chevronnés et encore à l’aube de riches carrières.
«?Pour être Scapin, écrit Jean Chouquet, le réalisateur de cette édition phonographique, il faut l’autorité, le dynamisme, la verve la gouaille, l’intuition, la chaleur, l’ironie et le lyrisme de François Périer. (…) Les autres ne sont que les pauvres marionnettes dont Scapin tire les ficelles. Les deux malheureux vieillards sont jumeaux. Argante (Guy Piérauld) est la réplique du génial Géronte (Louis de Funès) (…). Un seul personnage digne d’intérêt dans cette basse-cour : Sylvestre, l’élève de Scapin, beaucoup plus jeune que son maître (…) mais déjà terriblement efficace. (…) C’est un vrai dieu de théâtre en puissance (Jacques Fabbri).?»
L’auditeur sera vite emporté par l’interprétation particulièrement enlevée. La pièce, sans temps morts, n’ayant ni la durée ni le faste du Bourgeois, il a été demandé au facétieux Gérard Calvi, le «?compositeur branquignol?», de concocter des enchaînements musicaux ad hoc qui relancent le rythme après chaque acte.
La qualité d’édition de ce coffret lui a valu de recevoir le Grand Prix du Disque 1957 décerné par l’Académie du Disque Français, en tant que réalisation exceptionnelle dans le domaine du théâtre.
De Funès joue Molière...
La présence de Louis de Funès dans Le Bourgeois Gentilhomme et dans Les Fourberies de Scapin n’est pas la moindre des surprises pour l’auditeur actuel. En 1955, celui qui allait, plus tard, devenir le comique français n°1 n’était pas encore très connu, même s’il accumulait les apparitions sur les écrans depuis dix ans. Membre de la troupe des “Branquignols“ de Robert Dhéry, il se fait particulièrement remarquer dans Ah ! Les belles bacchantes au théâtre (1953) et au cinéma (1954).
En 1955, on le voit sur les planches dans Ornifle ou Le Courant d’air de Jean Anouilh à la Comédie des Champs-Élysées, et dans Poppi de Georges Sonnier au Théâtre des Arts. La même année, il tourne six films dont Napoléon et Si Paris nous était conté de Sacha Guitry, et sept en 1956 dont Bonjour sourire de Claude Sautet et, surtout, La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara.
Et Molière dans tout ça ? Eh bien, lorsqu’il décida de devenir comédien en 1942, Louis de Funès s’inscrivit au Cours Simon et passa le concours d’entrée avec une scène des… Fourberies de Scapin ! Prémonition ? Mais il doit attendre 1980 pour réaliser un vieux rêve : jouer L’Avare — il en avait enregistré une scène en 1964. Trop fatigué pour tenir le rôle chaque soir au théâtre, il le réalise lui-même au cinéma avec l’aide de Jean Girault, l’un de ses metteurs en scène attitrés, et la participation de son partenaire “gendarme“ Michel Galabru.
Régalez-vous ici en l’écoutant dans Le Bourgeois en Maître de philosophie donnant la leçon à Bernard Blier (qu’il retrouvera dans nombre de films), et dans Les Fourberies dans l’habit du vieux Géronte qui se fait rosser par son valet Scapin, ou qui répète la réplique devenue immortelle : “Que diable allait-il faire dans cette galère ?
Écrite par Molière en 1671, Les Fourberies de Scapin est sans doute l’une des pièces les plus appréciées du répertoire théâtral. Pastiche en 3 actes de la commedia dell’arte, dont l’intrigue se déroule à Naples, les répliques en prose fusent à un rythme enlevé. Enregistré spécialement pour l’audio, ce disque présente la pièce dans sa version complète. L’auditeur retrouve avec délectation la voix des grands comédiens du théâtre français (François Périer, Jean Desailly,…) soutenus ici par la verve et l’inébranlable talent comique de Louis de Funès et Claude Rich, alors jeune premier.
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